Le trouble de la personnalité narcissique

Définition

Le narcissisme désigne l’amour qu’une personne ressent pour elle-même, ce qui est fondamentalement sain et signe d’une bonne santé pour une personne. Cependant, lorsque cet amour envers soi devient un investissement fermé et figé, il provoque chez la personne une tendance à interpréter la réalité en fonction de sa propre personne. En psychologie, le narcissisme est considéré comme une fixation sur soi-même. La personne vivant avec un trouble de la personnalité narcissique est très centrée sur elle-même et a constamment besoin d’être le centre d’attention des autres. Elle agit de façon théâtrale et exprime peu d’empathie envers les autres.

Symptômes

narcissique_1

  • Manque d’empathie
  • Exige de l’admiration excessive de la part des autres
  • Fantasmes de succès, de puissance illimités
  • Arrogant, hautain
  • Se croit spécial, supérieur aux autres
  • Exploite les autres dans ses relations interpersonnelles
  • Est envieux et se sent envié
  • Adopte des gestes théâtrauxet une attitude grandiose

Diagnostic

Critères de diagnostic selon le DSM_IV :

Le DSM-IV (Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders) est un manuel de référence utilisé pour le diagnsotic de divers troubles de comportements et maladies mentales. Selon le manuel, le trouble de la personnalité narcissique est un mode général de fantaisies ou de comportements grandioses, le besoin d’être admiré et le manque d’empathie qui apparaissent au début de l’âge adulte et sont présents dans des contextes divers. La personnalité narcissique doit correspondre à au moins cinq des signes suivants.

Voici c’est signes

  • Le sujet a un sens grandiose de sa propre importance (par exemple, surestime ses réalisations et ses capacités, s’attend à être reconnu comme supérieur sans avoir accompli quelque chose en rapport)
  • Est absorbé par des fantaisies de succès illimité, de pouvoir, de splendeur, de beauté ou d’amour idéal
  • Pense être spécial et unique et ne pouvoir être admis ou compris que par des institutions ou des gens spéciaux et de haut niveau
  • Besoin excessif d’être admiré
  • Pense que tout lui est dû: s’attend sans raison à bénéficier d’un traitement particulièrement favorable et à ce que ses désirs soient automatiquement satisfaits
  • Exploite l’autre dans ses relations interpersonnelles; utilise autrui pour parvenir à ses fins
  • Manque d’empathie: n’est pas disposé à reconnaître et partager les besoins et sentiments des autres
  • Envie souvent les autres, et croit que les autres l’envient
  • Fait preuve d’attitudes et de comportements arrogants et hautains

Qui en est atteint ?

0,4 % de la population vit avec un trouble de la personnalité narcissique.

Traitements

Les personnalités narcissiques vont rarement chercher de l’aide pour leur trouble de personnalité narcissique. Il a été souvent constaté que ces personnes consultent souvent pour des questions autres que le problème de personnalité, fréquemment la dépression ou l’anxiété. Elle remarquent souvent avoir des difficultés dans leurs relations interpersonnelles.

Suggestions

Twitter Digg Delicious Stumbleupon Technorati Facebook Email

18 commentaires pour “Le trouble de la personnalité narcissique”

  1. Bonjour, je trouve votre article très intéressant. J’ai vécu avec ce genre de personne pendant 27 ans. NOus avons eu trois fils et sommes séparés depuis 8 mois. Ma question est: est-ce que mes enfants peuvent devenir comme leur père a force d’être à son contact. et comment faire pour qu’ils se rendent compte que leur père se sert d’eux tout le temps parce que ça répond à ses besoins et que je suis plus là pour les combler?

  2. La personnalité narcissique d’apres ce que j’ai pu en experimenter dans mon entourage familial se caracterise egalement par un culte de la beauté,pour soi meme et pour les autres,le culte de l’intelligence,et le culte de la bonne forme physique,ces 3 aspects se centrent sur la personne mais aussi sur l’entourage qui est jugé,pleint,ou rejetté
    selon qu’il ne correspond pas à ces criteres fondamentaux pour la personne narcissique.N’est-ce pas vrai?

  3. J’ai moi-même eu à faire face à cette personnalité. J’ai rencontré un homme qui m’a exploité au niveau sexuel, m’a mise enceinte par accident et ne m’a aucunement démontré de l’empathie. Jamais.
    Qui plus est, cette personne a continué à me manipuler à ses propres fins et toujours dans une optique d’exploitation, il y avait son rejet. Il était théâtraliste, hautain, et se montrait en spectacle. Bref, ce que je disais n’avait aucune importance. C’est à peine si je pouvais placer un mot. Il ne cessait de se venter de sa beauté qu’il surestimait. Il surestimait tout de lui. Les femmes ne devaient qu’avoir un titre pour pouvoir lui accéder. Toujours à la recherche de l’amour idéal. Il a même insinué que je devais lui présenter une femme. Grave! Il était ce qu’il y avait de plus axé sur sa personne. Beaucoup de difficulté à respecter l’autre et les règles de son travail.
    Les appels étaient de nuit, or qu’il savait que je travaillais de jour. Tout lui était dû. Après qu’il eusse réussit à avoir ce qu’il voulait de moi, il me balayait et ne se remanifestait qu’à sa guise. Ses horaires étaient façonnés à sa manière. Pas question de le téléphoner. Il téléphone à sa tout juste convenance.
    J’ai souffert de dépression situationnelle et de baisse d’estime de moi.
    À tous ceux et toutes celles qui sont en contact avec ces personnalités, lisez et sortez des entrailles de la folie de ces personnes. Elles ne changeront jamais. À mon sens, elles sont proches de la personnalité antisociale.

  4. Bonjour,

    Mariée depuis 20 ans, j’ai glissé tout doucement mais sûrement dans la dépression, qui est maintenant devenue chronique.
    Je suis suivie par un psychiatre depuis longtemps (en ai changé qq fois), et suis médicalisée.
    J’ai pris conscience du grand manque d’empathie de mon mari, alors que j’en déborde ainsi que de culpabilité, très récemment.
    Jusqu’à présent je pensais que tout était de ma faute, sa morosité, son manque d’affection, d’échange…et depuis des années je culpabilise, j’en suis arrivée à me dire que je le rendais malheureux.
    Il n’a jamais posé un regard de compassion face à ma détresse, et dans mes jours meilleurs je plaisantais lui disant qu’il était un autiste de l’amour !

    Rien ne l’a jamais fait réagir, ni la naissance de mes deux filles, ni mm aujourd’hui leur adolescence que je suis seule à gérer avec difficulté;

    En fin de journée, j’ai tapé « manque d’empathie » et je suis arrivée sur un site qui parle de Syndrome de Peter Pan
    Je ne peux rien affirmer mais son comportement ressemble tellement à ce qui est décrit sur le SPP, que je me pose des questions.
    Lui sait que je vais mal, il sait que je prends des antidépresseurs, que je vois un psy ; mais lui ne se pose aucune questions, il dit qu’il est heureux et que pour lui tout va bien.

    Il a reconnu pourtant il y a deux jours qu’il n’a aucune empathie, mais que ça ne le dérange pas.
    Je vous écris, parce que je vais très mal, mais grâce à ce que j’ai lu, je me dis que je ne suis pas complètement folle, que le problème ne vient pas que de moi, et il y a une petite lumière d’espoir qui pointe…
    Et surtout je me pardonne de trouver qu’il fait froid chez moi (15°) mm si lui dit qu’il fait chaud, et que je deviens frileuse, que j’ai tout pour être heureuse et que je me plaints toujours, que je suis toujours fatiguée, que c’est moi le problème etc…
    J’ai songé partir, divorcer…mais je suis engluée dans une culpabilité qui me paralyse.
    Aujourd’hui, je me réfugie dans une bulle, sur mon canapé, sans voir personne sinon je pleure !…
    Quels conseils pouvez vous me donner ?
    Comment fait on pour vivre avec qq1 qui n’a pas d’empathie ?
    Est-ce ce manque d’empathie,qui a pu m’amener à la dépression ?
    J’espère vraiment que mon mail ne restera sans réponse
    Florence

  5. Bonjour,

    J’ai récemment vu une lettre signé du psychiatre de ma copine. J’ai bien vu qu’elle a un diagnostique de personnalité limite narcissique, de plus ce diagnostique a été refusé par ma copine. Elle s’est évidemment engloutie dans une dépression sévère majeure qui a dû être traitée avec des électrochocs (26) (Il y a de ça 10 ans). J’ai commencé à lire sur le sujet. J’ai moi aussi un diagnostic de personnalité limite mais je me fais traiter et suivre et j’ai fais quelques thérapies. Je suis vraiment stupéfaite de constater que tous les symptômes sont là chez la narcissique et je dois vous avouer que je ne me battrai pas avec ça. Avez-vous essayé de confronter une de ces bêtes ???. On dirait une adolescente mais elle a 47 ans.

    Elle veut consulter oui…… mais ce qu’elle dit aux intervenants est à sa convenance. Je vois que ce sont des brutes, des manipulateurs sans merci ! Puis elle a des problèmes de jeu compulsifs qui me puent au nez. Je suis avec depuis 15 mois et on dirait que c’est depuis toujours.

    Ce que je vois est désagréable et ne répond nullement à mes besoins et ça ma rend malade, plus que je ne le crois. C’est une jolie femme qui a du front tout le tour de la tête. Elle fait du théâtre régulièrement en faisant rire les autres et surtout elle dit haut et fort des choses intimes entre elle et moi. Pas question que je lui dise sur le champs c’est pire elle le crie ensuite. Sur le plan affectif, c’est évident. Elle se montre peu affectueuse. L’affection est surtout dans le seul but d’avoir le sexe qu’elle demande. Je lui ai dis souvent ce à quoi je m’attend au niveau affectif, elle sait bien cela. Elle croit qu’elle est une bombe sexuelle…… BOF je nomme ça être érotique. La sensualité est absente et tout se passe au niveau sexuel.

    Plus je lis sur ce trouble, plus j’ai le goût de travailler sur moi et mes besoins et ne pas trop réagir. Mon corps parle, mon attitude, mes yeux. Je travaille maintenant à faire mon plan C ( le plan A ( parler ) et B ( confronter ) n’ont rien donné. Le plan C est celui de me séparer définitivement.

    Par moment lorsqu’on sort, elle n’hésite pas à se donner en spectacle, genre danser sur les comptoirs, se dévêtir, danser et charmer les femmes et les hommes et moi je suis scandalisée de ça et je lui demande avant la sortie de ne pas faire de niaiserie.

    J’ai été malade cette semaine ….. vraiment malade ( j’en passe ) je n’aurai pas eu sa présence près de moi, une caresse sur la joue, un mot doux, un massage léger, non plutôt j’ai eu des reproches. Quel empathie me direz-vous.

    Cette personne a un passé disons gris. Elle est à la recherche d’emploi et constate que dans la vie quand on fait des grosses erreurs, elles ne s’effacent pas comme ça. Ces personnes sont du genre à prendre de gros risques et ne pas calculer les conséquences à long terme. Elle a été refusée pour un travail et ça l’a évidemment mise par terre et pas à peu près. L’estime d’elle a été détruit. Elle croyait qu’elle allait revenir comme ça dans son domaine mais là elle doit chercher dans un autre domaine. Elle suit une formation de cardes professionnel et je dois vous avouer qu’ils se rendront bientôt compte à qui ils ont affaire. Elle a la chienne là et il faudrait tout faire pour elle, et elle rien pour les autres.

    Je suis à un stade que je ne trouve plus rien de drôle et je n’aime pas l’atmosphère qui règne parce qu’elle est rongée par la culpabilité et l’envie d’une vie productive et saine. Elle a détruit beaucoup de bonnes choses et là elle a plein de mauvaises herbes, les fleurs sont coupées.

    Je voulais vous partager ça et je ne vous demande aucune question ni suggestions parce que j’ai essayé puis tout ce que ça m,a donné est: SOUFFRANCES morales, affectives et physiques.

    Le pire est que l’amitié avec d’autres couples ( lesbiennes) est peu probables. Je vois que tous et toutes se poussent à cause de ses comportements et attitudes déplacées et inacceptables.
    Elle se croit supérieure aux autres. Elle a toujours des histoires avec les gens avec qui elle engage pour les travaux de la maison, des compagnies, la loi, elle n’est jamais contente de rien.

    Il me reste qu’à la regarder descendre parce que j’ai tout fais pour l’aider à se replacer (j’ai manqué me noyer aussi) et je fais attention à mes sous parce qu’elle ferait fondre tout budget. Je suis rendue à l’étape de la démotivation ( elle tue la motivation ) et je suis face au lâcher prise sur tout parce que ma santé ne me permet pas de confronter la narcisse problématique. Je me garde bien de lui glisser des petites phrases lorsqu’elle sera déplacée. Mais comme vous le savez, on ne peut pas discuter avec ces personnes parce qu’elles crient à nous enterrer pour mieux manipuler. Les cris avec moi ne fonctionnent pas ça ne m’impressionne pas, je ris plutôt et ça choque. J’écris des lettres mais ça a peu d’effets. Les prochaines lettres seront plus sur ses comportements que sur ce que ça me fait. Je continue de lire maintenant. Ça me prend du vocabulaire, en masse à part de ça. Merci de me lire.

  6. Bonjour à tous,
    Voici mon histoire, elle pourrait paraître banale sauf que!!
    Il y a plus de quatre ans, j’ai rencontré un homme doté d’un charme irrésistible, intelligent,portif et beau parleur. Il vivait avec quelqu’un avec qui disait-il qu’il ne se passait plus rien. Il cohabitait c’est tout. Durant tout le temps de notre relation, il me disait que j’étais quelqu’un de bien dans tous les domaines, « surtout ne change rien » tel était ces mots ». Lorsque nous parlions d’un éventuel avenir ensemble, il me disait toujours, soit patiente ont va y arriver. Patiente,je l’étais je ne le poussais pas à prendre une décision qu’il aurait pu regretter par la suite. Pour ce qui est de nos sentiments, il disait m’aimer, que j’étais le dernier Amour de sa vie que l’on aurait du ce rencontrer beaucoup plus tôt etc etc…et, lorsqu’il m’arrivait de douter de lui, il me disait souvent « j’espère que tu ne doutes pas de mes sentiments à ton égard » je serai toujours là pour toi. Toutefois, j’avais ce sentiment très fort comme une petite voix en moi qui me disait « fais attention, il n’est pas honnête avec toi » He bien voilà, c’est arrivé. Par une soirée qui devait être belle pour moi, j’ai appris par le plus grand des hasard, que l’homme qui me criait haut et fort qu’il m’était fidèle » j’ai dèjà assez de mal à gérer notre histoire , mon sport mon travail et mon foyer, où trouverai-je le temps pour une autre femme. Croyez moi, il était convaincant. Ce que je redoutais le plus, était bien une réalité. Tout comme l’autre personne qu’il fréquentait depuis 7 mois en plus de moi, car rien n’avait changé côté sentiments, il lui disait les mêmes mots, il l’emmenait aux mêmes endroits, J’en passe et d’autres. Un copié collé, voilà ce qu’il faisait en quittant l’une pour aller chez l’autre sans aucun scrupule. Nous sommes allié toutes les deux et l’avons confronté.Je peux vous assurer qu’il est tombé de son pied d’estale. Voici quelques grandes lignes de ce personnage, car il y a encore beaucoup à dire à son sujet.D’après vous, comment appellez vous ce genre de comportement hormis celui de « S » ?
    Bien cordialement

  7. J’ai vu la lumière après des années de noirceur. Pendant tout ce temps, j’ai cru que c’était moi le problème, que je n’en faisais pas assez, que je ne pouvais pas rendre mon conjoint heureux. Je me suis vraiment laissée convaincre que tout venait de moi. Très critique et extrêmement exigeant, il me laissait savoir plus ou moins subtilement que je n’étais pas toujours à la hauteur de sa beauté à lui, qu’il surestimait d’ailleurs. À la première occasion, il m’a payée une séance de magasinage pour m’habiller à son goût, car ma garde-robe ne lui convenait pas. Au premier anniversaire, il m’a offert un blanchiment de dents (que j’ai refusé, soit dit en passant). Les cadeaux qu’il me faisait le servaient toujours lui d’une certaine façon. Il pouvait être vraiment méchant et ne pouvait pas supporter de m’entendre pleurer quand il était allé trop loin. Empathie à zéro. Il avait ce besoin constant d’attirer l’attention des femmes autour de lui, et j’étais censée accepter ses flirts sans dire un mot. Bref, je reconnais les signes du narcissique dans vos récits, et je sais maintenant ce que c’est que de vivre dans une telle situation… Je ne le souhaite à personne. Bon courage à vous, et surtout, sachez que le problème ne vient pas de vous. Un vulgaire gaspillage d’énergie d’essayer de changer ce genre de personne…

  8. Bonjour, mon ex-conjoint a un trouble de la personalité narcissique et c’Est troublant de lire les commentaires des autres tellement j’ai vécu les mêmes choses qu’eux. je sympatise avec vous. 11 ans de ma vie, a me faire dépprécier, à me faire manipuler pour ses propres besoins, à me sentir coupable de tout et de rien, à me sentir comme une moins que rien… J’ai enfin réussi, après un lent cheminement à me débarrasser de lui, mais nous avons un enfant ensemble et pour lui, je suis la pire mère du monde. Lui est plus haut que le bon dieu, lui est plus haut que toutes les règles, zéro empathie, mensonges, violence verbale, psychologique, extorsion, etc. Le peut d’affection n’était que dans le but d’avoir du sexe. J’ai de la peine, pour sa nouvelle conjointe, même si je ne la connait pas, je sais qu’il l’attend.. et je ne souhaite pas ça à personne. J’aimerais la prévenir mais je me dis qu’elle a son chemin à suivre… mais je lui souhaite tellement de comprendre avant moi et avant de se sentir totalement comme une moins que rien… Bonne chance Julie.

  9. WoW! J’avoue être moi aussi sous le choc de tout ces commentaires qui me font me sentir saine d’esprit à nouveau… Pas que j’aie tant douter, mais tout de même. Vivre avec un narcissique vous amène à vous questionner énormément sur vous-même, à douter de vos pulsions, de votre instinct. Mon ex-copain requestionnait toujours mes besoins, me trouvant soit trop rigide, pas assez compréhensive, trop émotive, exigeante, etc. Je réalise aujourd’hui que mes besoins étaient absolument normaux et que c’est plutôt lui qui manquait totalement d’empathie. J’étais donc constamment dans ses besoins à lui; ses horaires, ses désirs, sa vie. Et toujours cette promesse qu’il aurait enfin du temps pour nous bientôt… Promesse jamais honorée, évidemment. Mais le narcissique est extrêmement charmant et doué d’un réel talent qui le nourrit dans sa conviction qu’il est spécial, unique, au-dessus de la mêlée. J’ai été deux ans avec un narcissique, l’ai quitté, puis sui revenue avec lui une année supplémentaire après qu’il m’ait juré qu’il allait changé… Je suis maintenant célibataire depuis 2 mois et j’essaie encore de digérer cette triste histoire. Le plus dur là-dedans, c’est que j’ai maintenant peur de mes choix amoureux. Comment ai-je fait pour ne pas réaliser l’ampleur de la problématique plus tôt?

    Heureuse de lire que le trouble de la personnalité narcissique ne touche que 4% de la population…

  10. Je viens de partager 23 ans avec un homme ayant une personnalité Narcissique. J’ai passé 23 ans à me dire que je n’arrivais pas à le comprendre, à me sentir en faute et jamais à la hauteur. j’ai étudié la psycho et je suis passée à côté de ce trouble. Pendant toutes ces années,j’ai été la mère, la psychologue… je me suis dite qu’il allait grandir, quitter ce sentiment d’avoir besoin d’un univers en dehors du quotidien et se rendre compte de qui j’étais et de l’amour que je lui portais mais je comprends en lisant ce soir tous ces documents et vos réactions que j’étais à côté de la plaque. Je n’ai pas compris le problème et mon fonctionnement n’a fait que renforcer son disfonctionnement. Nous avons divorcé il y a peu et nous avons choisi de ne pas nous séparer car nous partageons des sentiments profonds (ou peur chez lui de se retrouver seul?) mais là, je sais que je dois réussir à le quitter complètement; je dois refuser ce disfonctionnement qui m’englue et me noie. Pour moi et pour mes enfants, je dois réussir à aller au bout en espérant qu’il acceptera un jour de consulter (pour l’instant il pense que je suis la seule à en avoir besoin)

  11. Bonjour,

    Je trouve votre article très intéressant, et surtout, il décrit point par point une personne que je connais très bien.

    Le problème c’est que mon conjoint est sous l’emprise de cette personne. C’est soit disant son meilleur ami. Là où ça risque de devenir dangereux c’est que c’est aussi son associé.

    Je ne sais comment lui faire prendre conscience qu’il va se faire presser comme un citron par cette personne et que nous allons finir sur la paille.

  12. Bonjour à tous et quel plaisir de trouver ces témoignagnes !! J’ai 32 ans et j’ai enfin mis un nom sur la personnalité de mon père grâce à ma dernière relation sentimentale. Mon père était quelqu’un de tyrannique, violent physiquement et moralement lorsque les choses n’allaient pas dans son sens. Par exemple, lors du diner il était fréquent qu’il nous fasse un monologue de plusieurs heures sur le faites que nous allions finir en HLM (dévalorisant pour lui), qu’il fallait être ingénieur dans la vie pour réussir mais que pour cela il fallait être intelligent chose que mon frére et moi n’étiont pas à ses yeux. J’ai su que j’étais intelligente à l’age de 18 ans grâce à mon premier petit ami… Mon père choisissait mon orientation scolaire disant que je n’avait pas les capacités de suivre les études que je désirait par contre il m’a demandé une fois de réussir « pour lui » mon BEP car comme mon frere ne l’avait pas eu que si au moins un de ses enfants l’avait il n’aurait pas totalement honte devant ses amis. Il m’a lomgtemps dit même encore récemment de me trouver un médecin ou un « golden boy » de me faire mettre enceinte pour le garder afin d’être sure d’avoir un avenir. Il ne ressent aucune empathie puisqu’il ne donne de l’importance qu’au sujets qu’ils maitrisent et qui tournent autour de lui. Il peut parler pendant des heures de son métier mais ne s’intéresse pas 2 minutes au votre. Il a coupé les ponts avec moi pendant presque 2 ans ( ainsi qu’avec ses freres et soeurs) sans raison valable hormi surement que je reste moi même et que je lui ai toujours tenu tête ce qui m’a valu bien des coups. Je suis revenue vers lui car cela me détruisait de me dire que des parents sont capables de se détournait de leur gosse. Cela fait bientot 2 ans et passer « les retrouvailles » chasser le naturel il revient au galop… c’est grâce à ma dernière relation sentimentale qui a durait 7 mois que j’ai fait un parallèle avec mon père. Mon ex a joué le prince charmant le temps nécessaire pour m’avoir une fois que nous étions ensemble et que j’ai refusé de vivre avec lui tout a changé. Il a remballé le spectacle et j’ai pu découvrir pendant 6 mois une personnalité narcissique dans sa plus grande totalité : Aucune empathie, ne vit qu’à son rythme (horaires, activités etc…) mais incapable de s’adapter à la vie de l’autre, critique systématique sur des petits détails, surestime de lui même (il était persuadé que j’etais amoureuse de lui mais que je ne voulais pas lui dire), se valorisent à travers l’autre en s’appropriant ses qualités, se trouve beau, prend beaucoup soin de lui, ne s’interesse pas à la vie de l’autre et ne donne aucune importance au succès de l’autre (dédain), déteste les conflits, incapable de tenir une conversation sérieusement (coupe la parole pour changer totalement de sujet), manipule les autres émotionnellement (se victime, prend ses enfants en otage pour obtenir de la sympathie), bref la liste est longue… Tout cela pour dire que mon ex me fesait bizarrement penser à mon père. J’ai même douter de moi en pensant que je fesait un complexe d’oedipe en retard !! Mais pas du tout la vie m’a permis de comprendre ENFIN mon passé. En comprenant le profil de mon ex j’ai compris le profil de mon père. Je le vis comme une vraie libération car je vais enfin pouvoir me sortir de toute cette culpabilité que j’ai vis à vis de mes parents et vivre pour moi car je sais dorenavant qu’ils possèdent chacun un trouble de la personnalité (je vous passe les détails de ma mère qui est -au moins- bordeline..). OUI ces personnes vous font culpabiliser mais il faut au contraire s’affirmer et voir clair en elle. Je pense que vivre longtemps auprès d’une personnalité narcissique (coinjoint, parent..) créer une failure narcissique également chez nous. C’est pour cela que beaucoup tombe dans la dépression et c’est logique puisque l’être humain vivre sainement a besoin d’un partage d’amour ce dont est incapable le narcissique. Se sortir de cet engrenage prend des années car l’on a l’attachement émotionnel et rarement un regard pathologique sur l’autre. La psychologie devrait être enseignée dès le collège/lycée cela en aiderait plus d’un à apprendre à vivre pour soi et non pour servir la pathologie des autres.
    A présent je suis convaincue d’une chose en Amour : si la relation me fait souffrir et me coupe de ce que je suis, je partirai car là où il n’y a pas d’épanouissement, il n’y a pas d’Amour.

  13. Mon père est très malade, sûrement sur le point de mourir mais je me sens totalement déconnectée de lui : je ne l’aime pas.
    Il ne m’a pas battu ni violé, j’entends par là qu’il n’est pas la pire sorte de monstre qui existe, il a de toute évidence un trouble de la personnalité narcissique et cela suffit à le déconnecter totalement du réel.
    Il a fait du mal, il vit ds le déni permanent de celui-ci et n’a pu s’empêcher lorsque nous nous sommes revus à quelques occasions, d’exprimer son incompréhension de mon rejet, son sentiment d’injustice. Lorsque je tente chaque fois de lui expliquer ce qui lui est reproché il se mure avec les excuses suivantes :
    -Personne n’est parfait
    -Ce sont les autres qui ont un problème
    -J’ai été (moi) conditionnée par mon entourage dans mon enfance concernant mon jugement à son égard.
    -Excepté sa famille tout le monde pense qu’il est un mec formidable. (déni de sa solitude, personne ne vient le voir)

    Ces discussions tournent tjs au vinaigre, (il se montre verbalement violent et odieux et je jure chaque fois de ne plus jamais le fréquenter) aussi il est impossible de communiquer avec qqun qui ne fait preuve d’aucune empathie, d’aucuns remords lorsqu’il blesse qqun, et ne se remet JAMAIS en question. Il s’est isolé dans la campagne profonde et dans la solitude s’est noyé dans son addiction pour l’alcool. J’ai tjs eu l’espoir que peut-être sans l’influence de l’alcool il aurait été plus apte à voir la réalité. Sa maladie l’a depuis deux ans -de calvaire- contraint à arrêter l’alcool, or je constate que rien n’a changé, absolument rien.
    L’expression « trouble de la personnalité » me paraît en ce sens un peu légère pour expliquer un tel état de déconnexion avec la réalité relationnelle, alors que cela constitue un lourd handicap.
    Aujourd’hui alors qu’il est sur le point de mourir il reste le même. Pas de remords, c’est de la faute aux femmes …
    Ce soir il m’a répété qu’il pensait être qqun d’extraordinaire et que de ce fait, il était normal d’être incompris. Il m’a aussi souvent dit qu’il n’avait pas peur de mourir car il pensait avoir eu une vie hors du commun et ne regrettait rien.

    Nous habitons à 900km l’un de l’autre et il voudrait que je lui rende visite avant une opération qui lui sera sûrement fatale.
    J’éprouve de l’empathie pour l’homme qui est incapable de provoquer l’affection d’autrui et qui va mourir seul mais je suis incapable de trouver la motivation pour parcourir ces 900 km, pour le voir une dernière fois. Je m’inquiète qu’il ait pu provoquer en moi une telle froideur et indifférence et d’une certaine façon j’en éprouve de la culpabilité. Culpabilité de ne pas pouvoir donner plus.

  14. j’ai pour amie une femme qui a les quatres premiers symptomes. Pour les suivants c’est un peu atténuer. Elle ne manque pas d’empathie, par exemple. Ce manque de lucidité rapport à elle même est source de souffrance , car elle a souvent des réactions négatives des autres.

    je passe mon temps à essayer de calmer ses délires. Car à chaque fois qu’elle s’apercoit que les autres ne tombent pas en pamoison devant elle, elle tombe dans la dépression.

    Sans être dans une dimension grave, son cas est déjà suffisamment important pour lui pourrir la vie. Malheureusement, je ne vois pas comment l’aider, car j’ai l’impression qu’a chaque fois que je lui ouvre les yeux , je la démoralise. Mais en même temps , si je la laisse partir dans ses « envolées » la chute risque d’être encore plus rude.

  15. Bonjour,
    J’ai été moi même marié au même genre de « type » et j’ai une fille pareille.
    Un jour je suis allée voir une psychothérapeute de couple, et la discution a duré lontemps, d’un seul coup je ne pouvais plus m’arrêtter et puis elle m’a dit ceci : Vous avez toutes les réponses et vous savez exactement quoi faire, le seul problème, c »st vous alors arrêttez de tout mélanger et faites donc ceci :
    Réfléchissez avec la tête et non avec votre coeur et faites ce que votre intelligence vous dicte de faire… une fois a l’abri vous aurez tout le temps pour pleurez avec le coeur sur vous même et ensuite vous penserz à vous et seulement à vous.Je peux vous dire que de réfléchir avec la tête et non avec le coeur cela change beaucoup de chose..

  16. A toutes ces personnes qui ont été ou qui sont encore malheureusement sous l’emprise de ce genre d’individus, je dit FUYEZ …
    Il m’a fallu arriver à l’age de 30 ans, avoir un enfant et faire un an de psychoterapie pour me rendre compte que mon père était perdu dans la maladie, que le problème ne venait pas de moi mais de lui et que la « petite fille modèle » qu’il avait façonné était en pleine rebellion et criait STOP.
    STOP aux manipulations, aux injures, aux cris, aux peurs de ne pas être parfaite, aux humiliations de ne pas faire le metier qu’il souhaitait pour moi et j’en passe.
    Je sais maintenant qu’aucune relation normale est possible, et j’ai fait le deuil de ce père que j’ai tant aimé. Je me suis épuisée physiquement et moralemt pendant 10 ans à essayer de lui faire prendre conscience qu’IL avait un problème. En vain.
    Grace à mon mari j’ai pu construire une vie stable et je retrouve confiance en moi petit à petit, la route est longue et mon père essaie toujours de simisser dans notre vie. Mais mes sentiments envers lui ont changé et maintenant j’arrive à en rire (parfois).
    Quand les hommes battent leurs femmes les coups se voient, mais les coups que lui nous portait à ma mère et à moi ne se voyaient pas mais nous détruisaient tout autant. Même encore aujourd’hui certain des amis proches de mes parents ont du mal à croire que lui, l’homme de toutes les situations, le coeur sur la main, toujours enjoué a pu être cette personne machiavelique, calculatrice et manipulatrice que l’on a décris. Ma mère aujourd’hui divorcée depuis 3 ans arrive à s’endormir sans avoir peur du lendemain, et moi sans avoir peur qu’un drame arrive.
    Avoir ainsi couper tout contact me permet de mettre mes enfants à l’abri, ils ne connaitrons jamais leur grand père ET ALORS ???

  17. Bonsoir chers compatisants du desespoir des endurants de cette maudite pathologie. Ce que je trouve de plus deplorable c est qu ils ne se voit pas tel qu ils sont. Ils savent bien choisir leurs (complice) ce qu il me disait tant en debut de relation… pour moi la complicite est saine comment pouvais-je savoir ce que lui en vehiculait comme definition.Peut importe il me valorisait tellement, beau, grand, italien, charmeur, manipulateur… enfin follement amoureuse et plus jeune que lui. Voila qu’apres moins d’un ans je suis enceinte il s’averait etre le meuilleur pere du monde,salaud, mon pere qui fut exemplaire j’ai vite sue que j’avais la plus belle fille du monde et qu’a 30 ans, merci mon dieu j’allais probablement me retuver seule pour l’eduquer.Et bien voila que 34 ans le beua prince qui ne pense qu’a lui qui va au gym qui vide les poches de tous et qui n’a que tres peu d’amis et qui m’eloigne des miens, se fait arreter 4 ans de preventions les avocats et tout et tout j,en passe moi encore vulnerable et croyant a cet amour, je fais tout pour qu’il en sorte… mon histoire est tres longue plus un sous boisson, cigarette, je lui ai evite 15 ans, vous savez il nous abalance elle et moi. Ses pretextes je n’etais pas vraiment forte je fumais lecigarette je m’etais neglige tandis que messieur se musclait a nos depends en prison j’en passe encore et encore.Son expression prefere (quand le bon dieu va se coucher moi je me leve)et bien je lui repond aujourd’hui moi je devais etre la sainte vierge car je profite d’une tres belle jeune fille, celle que j’encourege a le voir car il est son pere et je ne peut decider pour elle de son amour ason egard mais croyez moi elle n’a que 10 ans et apres ses quelques annees a le visiter en prison elle s’est faite une idee (papa, je t’aime mais je desire habiter avec maman j’accepte de partager du temps avec toi mais je desire vivre avec maman)ne soyer pas inquiets pour les enfants ils ne sont pas dupe et probablement plus dure que celle qui est tombe dans le pige quelques annees plus tot. on ne peut choisir pour eux, mais nous il nous faut s’en sortir et regarder devant.Nos vrais ennemis sont en nous memes.On peut perdre bien des choses dans ce type de relation mais nous nous devons de garder notre dignite,un soufle un reve.Bon sens ca fait du bien, je me sens moins seule. Danielle

  18. À lire vos commentaires, je vois bien que les hommes sont nettement plus souvent atteints que les femmes. Ceci dit, moi aussi j’ai vécu pendant 16 ans avec un narcissique. Ma gaffe: je l’ai aimé de tout mon coeur et lui, n’a aimé que le fait de se faire aimé. On tombe de haut quand on s’en rend compte… Le défi est maintenant d’éviter à tout prix ce genre d’hommes…