LES TROUBLES CONCOMITANTS :
Bulletin info-toxico
Le Bulletin Info-Toxico du mois de mai dernier est consacré aux troubles concomitants (santé mentale et toxicomanie). Ce bulletin est une publication du Centre de réadaptation en dépendance Domrémy Mauricie / Centre du Québec.
On y explique ce que sont les troubles concomitants, leur prévalence, l’influence des problèmes de santé mentale et de toxicomanie l’un sur l’autre, les constats et impacts du traitement, et l’expérience des troubles concomitants dans ce centre de réadaptation.
Pour plus d’information, consultez le document disponible en ligne :
(2011). Les troubles concomitants, Info-toxico, 23(11). Pdf »»»
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13 juin 2011 








L’approche intégrée en toxicomanie est de traiter de facon simultané la toxicomanie et la santé mentale .
Il est maintenant admis, comme principe général, que le traitement des patients à
double diagnostic est plus efficace si l’on traite les deux conditions morbides de façon
concomitante, plutôt que de considérer un trouble après l’autre (Drake, Bartels, Teague et al.,
1993; Hellerstein, Rosenthal et Miner, 1995; Kofoed, Kania, Walsh et al., 1996; Drake, Mc
Laughlin, Pepper et al., 1991). Ce traitement concomitant peut se faire de façon parallèle (i.e.
les deux troubles sont traités en même temps, mais dans deux services distincts spécialisés) ou
intégrée (les deux troubles sont traités par une même équipe de traitement dans un seul
programme unifié). Suivant les recherches récentes, le traitement intégré apparaît plus
efficace que le traitement parallèle (Drake et Mueser, 1996).
Le but du modèle intégré développé au New Hampshire est d’offrir une intervention à
long terme et un soutien à la réadaptation des deux troubles, dans un cadre continu et sans
fragmentation. Dans un traitement intégré, la même équipe de cliniciens prend la
responsabilité de combiner les interventions en santé mentale et en toxicomanie. Les plans de
traitement sont individualisés, et le traitement est coordonné à travers les services internes,
externes et résidentiels.
En ce qui concerne le traitement, on peut dégager trois principes généraux, confirmés
par l’expérience québécoise. Le premier a trait à la supériorité d’une approche simultanée et
intégrée des deux conditions (psychiatriques et d’abus ou de dépendance de substances), par
rapport à une approche séquentielle ou parallèle. Le second relève de l’importance d’un
dépistage précoce d’un trouble d’abus de substances, étant donné les répercussions cliniques
de la surconsommation sur le cours et l’issue des troubles psychiatriques. Le troisième enfin
concerne l’efficacité et l’efficience d’une intervention spécifique ; si minimale soit-elle, cette
intervention permettrait de prévenir le recours inadéquat et sans effet à d’autres services.